La gestion d’hypothèses par les enseignants débutants au primaire : les effets d’un dispositif de formation par simulation

Colloque du CRIFPE
Communication orale
Thème(s)
Le formation continue chez les enseignants
Résumé
Les enseignants débutants rencontrent des difficultés dans la gestion des hypothèses des élèves, notamment lors de la phase de validation/invalidation dans la démarche d’investigation scientifique en sciences au primaire (Marlot & Morge, 2016). Cette phase, implique une négociation (Margolinas, 2004) entre l’enseignant et les élèves, appuyée sur des connaissances de référence (Morge, 2008). L’hypothèse de cette recherche est que les enseignants débutants peuvent être préparés à cette gestion en classe grâce un dispositif de formation utilisant la simulation (Morge, 2008). La question de recherche sous-jacente est la suivante : Comment évoluent les interactions enseignant-élève sur la gestion d’hypothèses pendant l’usage de la simulation ? Pour y répondre, nous analysons les réponses écrites des enseignants débutants durant la simulation, révélant leurs choix argumentatifs au travers l’indicateur de la focale sur les erreurs de l’élève (Orange, 2012) et l’indicateur du domaine de cognition-les habiletés cognitives-(Zoller, 2002). Leur croisement se traduit par la déduction de la position épistémologique (Jaubert & Rebière, 2011). Les résultats montrent que ces positions fluctuent entre vrai/faux et possible/impossible. Le processus d'émergence d'une nouvelle pratique chez les enseignants débutants suit un mouvement spiralaire (Knowles et al., 1994). Ainsi, on voit une progression entre différentes positions épistémologiques vers une position épistémologique possible/impossible.
Auteur.e.s
Claudia Küll
Université Clermont Auvergne - Suisse

Titulaire d’un master en éducation de l’Université Fédérale de São Carlos (Brésil), et biologiste comme formation de base, j’ai enseigné les sciences au Brésil pendant 17 ans aux élèves de l’enseignement fondamental. L’équivalent canadien à la fin de l’école primaire (10 ans) jusqu’au milieu de l’école secondaire (15 ans). Actuellement je travaille comme assistante en doctorat à la haute école pédagogique - Vaud (HEP, Suisse). Mon doctorat est mené en co-direction entre la Suisse et la France (UCA, Clermont Ferrand). Ma recherche doctorale s’intéresse aux difficultés des enseignants à la gestion de co-construction des hypothèses en classe, la focale choisie se pose sur les enseignants débutants. À travers la mise en place d’un dispositif de formation qui simule de situations de classe, je cherche à comprendre l’effet de ce dispositif sur l’évolution des positions épistémologiques des enseignants débutants concernant la gestion des hypothèses à partir de situations de classe simulées.

Ludovic Morge
Université de Clermont Auvergne - France

Licencié en physique, a soutenu en 1997 une thèse en didactique des disciplines sur le développement professionnel des professeurs de physique en formation initiale (Université Paris 7). Enseignant dans le secondaire pendant 7 ans, il poursuit une carrière universitaire dès 1997. Habilité à diriger des thèses en 2008, il a co-dirigé la revue Didaskalia, devenue RDST, de 2009 à 2016. De 2013 à 2016, il a créé et dirigé le master MEEF, et entre 2012 et 2017, il a dirigé le laboratoire ACTé, axé sur l’adaptabilité des enseignants et les outils didactiques. Ses recherches portent sur l’enseignement de la physique-chimie, les simulations pédagogiques et la formation des enseignants. Directeur de l’INSPÉ Clermont-Ferrand depuis 2016, il est aussi vice-président du réseau national INSPÉ depuis 2019, chargé de la recherche et de l’innovation. Il a dirigé 4 thèses et 24 mémoires.

Corinne Marlot
HEP-Vaud - Suisse

Corinne Marlot, licenciée en biologie, a enseigné les sciences en maternelle pendant huit ans. En 2003, elle a soutenu une maîtrise en pédagogie sur la dévolution du rapport aux objets en SVT, et en 2008, une thèse de doctorat portant sur les transactions didactiques dans l’enseignement de la découverte du vivant (Université de Bretagne Occidentale, sous la direction de Gérard Sensevy). Elle a intégré l’enseignement supérieur en 2009 à l’INSPÉ Clermont-Ferrand, avant de rejoindre en 2015 la HEP-Vaud à Lausanne, où elle forme des enseignants du cycle primaire. Ses recherches abordent l’entrée dans la culture scientifique dès la petite enfance, les démarches scientifiques à l’école, et les stratégies didactiques liées à la différenciation et à la double sémiotisation. Membre des comités des revues RDST et Éducation en Didactique, elle préside l’ARCD, dédiée aux recherches comparatistes en didactique.

Séance
C-J205
Heure
2025-05-01 9 h 55
Durée
25 minutes
Salle
À venir